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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 20:12

 

Elle ne va jamais bien devez-vous penser... A juste titre ces dernières années. Il y a eu si peu d'éclaircies et la dernière en date a rapidement volé en éclat. Après avoir failli y laisser ma peau, et pas encore remise de l'aventure, celui sur lequel je m'appuyais n'a pas déserté, non, mais a tué l'espoir et la joie de vivre qu'il avait contribué à faire renaître. Ne rien espérer m'a t-il assené. Pas d'avenir, juste du jour le jour. Il a soufflé l'étincelle qui me réchauffait.

 

De l'espoir justement, c'est ce dont j'aurais besoin pour tenir, pour passer ne serait-ce qu'un jour sans verser de larmes. Parce qu'en plus de tout le reste, ma famille et moi-même avons appris il y a 15 jours que mon père était atteint d'un cancer. La pire forme qui soit dans son domaine. Mon père... celui qui m'a toujours portée, de près comme de loin. Le seul bastion, avec ma mère, auquel je pouvais encore me raccrocher. Mon père était mon roc, mon point d'ancrage, je savais qu'il était là, toujours. Et bientôt, dans quelques mois ou une paire d'années tout au plus, il ne sera plus là. L'opération est pour bientôt. Combien gagnera t-il de sursis ? Encore une histoire qu'il faudra vivre au jour le jour. Pas le choix pour celle-là.

 

J'ai froid depuis bientôt trois mois maintenant, depuis que celui qui m'avait rendu le sourire a étouffé la flamme qu'il avait ravivée dans mon coeur, mais plus important encore, dans ma tête. Grâce à lui je croyais de nouveau en quelque chose.


Aujourd'hui l'espoir est loin, il est chimère. Je suis ballotée de tous côtés. Je bois la tasse, je n'arrive pas à reprendre pied. Et pourtant il faut faire semblant d'être encore ancrée quelque part, au moins devant les enfants. Ils savent que leur grand-père a une maladie grave et mortelle, mais ils n'imaginent pas à quel point leur mère est ébranlée.

 

 

Plus rien à quoi me raccrocher.


 

L'Amour n'est qu'illusion. Pas d'avenir en vue. Je tombe.

 

La maladie tue ma famille, au propre comme au figuré. Je sombre.

 

 

Je sourirai.........un autre jour peut-être

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 08:00

 le-defi

 

Pour ce nouveau défi, je fais remonter un texte que j'ai écrit il y a quelques années, pour un concours dont le thème était "Ego métaphorique". Il traduit assez bien qui je suis, cet écrit là est un vériatble morceau de moi-même, sans faux-semblant. C'est en tout cas qui j'étais jusqu'à il y a peu. Ecrire un autoportrait aujourd'hui aurait été trop lugubre

 

 

Au coeur de la maison ou dans un coin de la pièce, je suis avec envie la vie qui s'enfuit. Au rythme du balancier, pulsations de mon coeur, tout un monde s'agite, tant de mots qui s'ébruitent. A peine conscient de mon existence, tenue pour évidente, le monde avance en cadence, guidé par le doux ronronnement de ma discrète présence.


 

Les enfants se cachent en mon sein, voient en moi une alliée rassurante dont l' ombre enveloppante les apaise, tandis que les adultes me consultent machinalement, se demandant discrètement quels peuvent être mes sentiments. Je recueille les larmes, les rires et les confidences de tout un chacun, oreille attentive toujours là au moment opportun. J'habite le silence des inquiets, je remplis celui des angoissés, soulage enfin celui des âmes tourmentées. Pour ceux qui savent entendre, pour ceux qui peuvent comprendre, le rythme immuable de mon balancement est un baume sur les blessures, des paroles qui les rassurent. Imperturbable en apparence, j'accueille tous les espoirs, accompagne toutes les danses, fais de mon mieux pour alléger les souffrances.


 

Mais personne ne se doute que derrière cette composition, je suis pleine de contradictions. On voit en moi une force tranquille, beaucoup de gens me croient insensible. Pourtant je suis loin d'être épargnée par les tourments, mon coeur rate un battement, une minute se perd sur le cadran. Alors quand la douleur se fait trop forte, quand les mots et les maux se bousculent à ma porte, que le mécanisme montre des signes de faiblesses, que les aiguilles n'indiquent plus la bonne heure, on entend mon cri résonner dans toute la maison. Ce n'est pas l'heure que je vous indique, cette clameur qui retentit, c'est simplement le bruit de mon coeur meurtri.


 

montre gousset

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