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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 21:48

 

 

Je ne suis qu'une parmi beaucoup d'autres,

Pâle figure gommée par la foule.

Tandis que se superposent les vôtres,

Je me sens gagnée par la chair de poule.

 

La multitude engendre le silence,

Nous nous frôlons mais ne nous voyons pas,

Nous cultivons des champs d'indifférence

Dont la rumeur résonne avec fracas.

 

Tous ces cris silencieux qui retentissent

Que plus personne ne sait recueillir,

Les mains qui se tendaient s'évanouissent,

La compassion n'est plus qu'un souvenir.

 

On marche les yeux rivés aux trottoirs,

Surtout ne pas croiser d'autres regards,

Eviter d'affronter le désespoir

Qui s'inscrit sur trop de visages hagards.

 

Le désintérêt gouverne nos vies,

L'insensibilité est à la mode,

La stupidité nous anesthésie,

C'est devenue une excuse commode !

 

Aujourd'hui, nous ignorons nos voisins

Mais nous avons oublier l'essentiel :

Que l'existence de chaque être humain

Vaut plus que le bien-être matériel...

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 23:20

 

 

 

Tu as eu deux ans aujourd'hui,

Fier d'avoir soufflé tes bougies,

Tes mains tremblantes d'impatience,

Ton sourire empreint d'innocence,

La joie procurée par nos voeux,

L'émerveillment dans tes yeux,

Ton regard si plein de bonheur,

Tout cela fait battre mon cœur

Empli d'un amour infini,

Pour toi mon fils,mon tout petit.

 

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Encore barbouillé de gâteau au chocolat :-)

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 10:59

 

 

 

On dit de moi que je suis cruel,

Le plus dangereux des immortels

Que l'on peut croiser dans les ruelles,

Les bas-quartiers aux sombres venelles.

 

On dit de moi que j'aime le sang,

Mais ce que je préfère vraiment,

Ce sont encore vos hurlements

Lorsque je m'approche lentement.

 

On dit de moi tellement d'horreurs,

Sous prétexte qu'il me manque un cœur,

Quand d'autres, qui ont toujours le leur,

Sont dignes des plus grands prédateurs.

 

Finalement nous nous ressemblons,

Vous et moi sommes de vrais démons,

Alors épargnez moi vos sermons

Et revenons donc à nos moutons !

 

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 20:53

 

 

 

Il n'y a pas grand chose à dire

C'est une honte et puis c'est tout !

La France a bien de quoi rougir,

Sa dignité en prend un coup !

 

Enfin voyons ! C'est un enfant,

Dont le seul crime est d'être là !

Pas un voyou ni un brigand...

On est vraiment tombé très bas !

 

Comment vont-ils se justifier ?

Pas face à nous mais à eux-mêmes,

D'avoir ainsi obtempéré,

Pour seule excuse, le système ?

 

Ils sont venus sans uniforme,

La belle affaire me direz-vous !

Oui mais voilà,c'était conforme,

Alors de quoi nous plaignons nous ?

 

Ce n'est qu'un gosse parmi d'autres,

Que l'on arrête chaque jour...

ça pourrait devenir les nôtres

Si l'on persiste à rester sourd...

 

C'est aujourd'hui pour des papiers,

Mais pour demain, qu'en sera t-il ?

Il serait temps de nous bouger,

La France n'est plus terre d'asile !

 

Egalité, Fraternité,

Valeurs,un jour, qui furent nôtres...

Je vous le dis, en vérité,

C'est dans la boue que l'on se vautre !!!

 

enfantprison400

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 09:53

Voilà, la "Désillusion" s'est transformée en "Renaissance". J'ai fait comme si le réveil n'avait jamais sonné et j'ai imaginé la suite, parce que la fin du rêve était bien trop frustrante...

 

 

Renaissance

 

 

C'était une femme, d'une étrange beauté,

Qui semblait sortie tout droit d'un conte de fée,

Le regard empreint d'une douce bienveillance

Dont j'acceptai l'invitation avec confiance.

 

Je la suivis sans mot dire à travers la ville,

Subjuguée par sa démarche souple et gracile,

La laissant me guider, telle une enfant perdue,

Par-delà le dédale de nombreuses rues.

 

Elle m'entraîna ainsi jusqu'à l'orée du bois

Avant de se tourner avec lenteur vers moi.

Son regard pâle m'interrogea longuement,

Mon cœur se mit à battre frénétiquement.

 

Enfin, un sourire éclaira son doux visage,

Tandis qu'elle m'indiquait d'un geste le passage.

Nous pénétrâmes ensemble dans la forêt,

Laissant derrière nous l'imposante cité.

 

Nous avançâmes un moment, main dans la main,

Jamais mon cœur n'avait été aussi serein.

La pression qui gouvernait ma vie s'estompa,

Et je redevins moi-même au fil de nos pas.

 

Comme si elle avait perçu lechangement,

Ma compagne m'effleura la joue doucement.

Jamais je n'avais eu l'esprit aussi léger,

Et je ris, ennivrée par cette liberté.

 

Je me souviens avec tendresse de ce jour,

De son sourire qui valait tous les discours.

C'est à elle que je dois cette renaissance,

Alors si vous la croisez, faite lui confiance...

 

liberte.thumbnail

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 21:36

 

 

C'était une femme, d'une étrange beauté,

Qui semblait sortie tout droit d'un conte de fée,

Le regard empreint d'une douce bienveillance

Dont j'acceptai l'invitation avec confiance.

 

Je la suivi sans mot dire à travers la ville,

Subjuguée par sa démarche souple et gracile,

La laissant me guider, telle une enfant perdue,

Par-delà le dédale de nombreuses rues.

 

Elle m'entraîna ainsi jusqu'à l'orée du bois

Avant de se tourner avec lenteur vers moi.

Son regard pâle m'interrogea longuement,

Mon cœur se mit à battre frénétiquement.

 

Enfin, un sourire éclaira son doux visage,

Tandis qu'elle m'indiquait d'un geste le passage.

Nous pénétrâmes ensemble dans la forêt,

Laissant derrière nous l'imposante cité.

 

Soudain une alarme déchira la quiétude,

Me tirant brutalement de mon hébétude.

Les arbres, autour de nous, tout à coup vacillèrent,

Me dissimulant mon étrange cavalière.

 

Je clignai des yeux pour ajuster ma vision,

Et fus alors frappée par la désillusion :

Un monde enchanteur avait peuplé mon sommeil,

L'alarme n'était que celle de mon réveil...

 

 

femme endormie

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 10:42

 

 

 

Tout ces gens bien apprêtés qui passent devant elle sans la voir

N'ont pas la moindre idée du drame qui va se jouer ce soir.

La vision de cette femme prostrée ici, soir après soir,

Les émeut moins que le chien d'en face qui hurle son désespoir...

Elle n'est pour eux qu'une va-nu-pied qu'ils évitent en changeant de trottoir

Sans avoir même jamais cherché à connaître son histoire.

 

Elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même d'en être arrivée là,

Ce n'est certainement pas comme cela qu'elle s'en sortira !

C'est presque toujours ce qu'elle les entend murmurer tout bas...

Mais sont-ils donc aveugles de ne pas voir que son cœur est las,

Las de réaliser que chaque jour est un nouveau combat

Pour ne pas tomber encore plus bas qu'elle ne l'est déjà.

 

Comme la petite fille aux allumettes, elle s'est endormie,

En ce soir de Noël où, dit-on, tous les espoirs sont permis.

Elle a décidé de s'éclipser discrètement cette nuit,

Sans faire d'esclandre, sans troubler leur quiétude, sans un bruit.

Elle ne peut pas décemment continuer à vivre ainsi,

Elle n'a plus la force de faire semblant d'être encore en vie.

 

 

Tout ces gens bien apprêtés qui passaient devant elle sans la voir

N'ont pas la moindre idée de ce qui l'a poussée au désespoir.

Ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes devant ce trépas

Sans leur indifférence elle serait peut être encore là...

Sans faire d'esclandre, sans troubler leur quiétude, elle est partie.

Pour la première fois les passants s'arrêtent devant son abri...

 


indifference

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 22:21

 

 

 

Lecteurs,

Entrez ici sans crainte !

 

Partez à la découverte d'un nouveau monde,

Ayez confiance en ceux qui peuplent ce royaume.

Surprises et conseils avisés ,ici, abondent,

Si loin de toutes ces librairies sans arôme!

Approchez, vous serez charmés dans la seconde,

Gagnés par ce plaisir qui était nôtre, mômes,

Entrainés par une imagination féconde..

 

librairie5

 

 

La librairie du passage, à Lyon, est devenue ma référence. J'ai fait une petite accrostiche, que je leur porterai, en hommage à ce charmant endroit.

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 12:51

Je vous fais partager ici cette lettre au Père Noël d'un genre particulier, pour laquelle j'ai eu un vrai coup de coeur en la lisant. Elle a été écrite par Didier René, dont vous trouverez le lien permettant d'accéder à son blog à la fin du poème. Merci Didier de m'avoir autorisée à publier ton texte ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.3dcliparts.com/www/images/3d/traineau_pere_noel/CELEBRATION_VOEUX_NOEL_papa_noel_pere_noel_ciel_traineau_3.jpg

 

Hep! Toi, M’sieur le Père Noël,

Toi qui descends du ciel !

 

Ouais! J’te fais plus d’courrier

Maint’nant, c’est dépassé.

 

J’t’envoie juste un texto

Qu’tu reçois aussitôt.

 

N’t’arrête pas chez moi

Comme tu l’fais à chaque fois.

 

J’ai pas b’soin d’cadeau.

J’ai d’jà tout c’qui m’ faut.

 

Va traîner dans les bois

Voir des potes qui z’ont froid,

 

Qui z’ont même pas un toit

Et qui vivent dans l’effroi,

 

Z’ont même pas un croûton

Et s’planquent sous des cartons;

 

Y veulent pas un banquet,

Z’ont pas b’soin d’jouet,

 

Z’ont b’soin d’un réchaud

Pour pouvoir manger chaud,

 

Manteaux et pull-overs

Pour qu’ils passent l’hiver.

 

Une seule fois dans l’année,

C’est pas trop te d’mander.

 

Merci M’sieur l’Père Noël

Chut! C’est confidentiel.

 

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/afp/2009-02/2009-02-13/article_photo_1234554994356-1-0.jpg

 

 

Par Didier René :  link

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 15:51

 

 

 

Je caresse du plat de la main

Le grain soyeux du papier velin,

La douceur chaude du parchemin

Qui recevra ces quelques quatrains.

 

La plume glisse amoureusement

Sur la feuille d'un blanc éclatant,

Traçant les mots langoureusement,

Avec la finesse d'un amant.

 

L'encre fin habille avec pudeur

Les troubles qui sourdent de mon cœur,

Les vers maladroits et peu flatteurs

Qui révèlent souvent ma douleur.

 

L'écriture est un art salutaire

A travers lequel je me libère.

Je commets parfois quelques impairs,

Que vous m'excuserez je l'espère.

 

latoileduberger plume 2-13e1ad

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« Il ne faut écrire qu'au moment où chaque fois que tu trempes ta plume dans l'encre, un morceau de ta chair reste dans l'encrier. »  

 

-Tolstoï-

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Toutes les photos utilisées sur ce blog sont prises au hasard sur internet. Si vous reconnaissez l'une des vôtres, n'hésitez pas à m'avertir si vous voulez que je la retire. je ne sais pas toujours quelles images sont libres de droit ou pas. Merci et bonne lecture !

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