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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 08:42

 

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Recroquevillé dans l'obscurité,

Il s'applique à ne faire aucun bruit,

Il a appris à se faire oublier,

Simple question de survie !

 

Il reste parfois longtemps enfermé

Dans cette cave qui le terrifie,

Rien de tel pour apprendre le respect,

Enfin, c'est LUI qui le dit !

 

Pourtant il préfère être emprisonné

Que de subir les les coups et les cris,

Il ne peut pas s'empêcher de pleurer,

Et ça excite SA folie.

 

Mais il ya pire que les raclées,

Il y a tous ces mots qui humilient,

Qui tournent en boucle dans ses pensées.

"Tu te crois malin, petit ?"

 

Il aimerait qu'on vienne le chercher,

Que quelqu'un le sorte d'ici,

Mais il sait qu'il ne faut rien espérer,

IL le lui a assez dit...

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 08:00

 

 

Il s'invente parfois des vies,

Pour mieux échapper à la sienne,

Fuir loin de la monotonie

Et des chaînes qui le retiennent.

 

Il se berce alors d'illusions,

De chimères et de mirages,

Pour vaincre la désillusion

Qui a pris son âme en otage.

 

Il rêve les yeux grands ouverts,

Pour mieux endormir sa conscience,

A l'occasion écrit des vers

Dépositaires de cette ambiance.

 

Il se noie dans ses rêveries,

Pour garder la tête hors de l'eau,

Echapper ainsi à l'ennui

Qui l'enserre dans son étau.

 

Ce n'est certes qu'un subterfuge

Dont il n'a jamais été dupe,

Mais c'est surtout son seul refuge

Contre ce qui le préoccupe...

 

two types of dream by desexign-full

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 07:30

 

 

A travers ma fenêtre grande ouverte,

Je fouille désépérément la nuit,

Mais ce soir elle semble être déserte

Sans la présence de ma belle amie.

Déstabilisée par cette découverte,

Je me recroqueville au fond du lit.

 

J'aurais eu tant besoin de sa lumière,

Pour chasser de mon esprit embrumé

Ces ombres qui s'érigent en barrières,

Pourvues de milles pointes barbelées,

Qui me retiennent ainsi prisonnière

De ces démons nés de l'obscurité.

 

Je la conjure en vain de m'apparaître,

Secouée d'incontrôlables sanglots

Que seul le désespoir peut faire naître

Lorsque l'âme abdique sous les assauts

Du plus redoutable de tous les traîtres :

Le rêve et son long cortège de maux.

 

La nuit reste déséspérément noire,

Et je ressens comme une trahison

Que la Lune ne soit pas là ce soir,

Et qu'elle me laisse pour horizon

Un petit matin dénué d'espoir,

Dont la tristesse est l'insidieux poison.

 

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ce n'est pas un texte dont je suis très satisfaite mais il est né d'un manque cruel de la Lune un soir ou j'aurais eu besoin de la contempler...

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 08:00

 

 

 

N'avez vous jamais éprouvé,

Lors d'une rencontre impromptue,

Un soudain élan passionné,

Envers de parfaits inconnus,

 

Une tendresse inexplicable,

Prendre le pas sur la raison,

Un désir fort, incontrôlable,

D'être avec eux au diapason ?

 

N'avez-vous jamais eu envie,

De leur offrir votre amitié,

De faire partie de leur vie,

De vous dévouer tout entier,

 

De promettre votre soutien,

Dans les coups durs de l'existence,

D'être pour eux l'ange-gardien,

Présent en toute circonstance ?

 

N'avez-vous jamais déploré,

De devoir passer sous silence,

Cet engouement, certes enflammé,

Pour respecter les convenances ?

 

Au risque de passer pour folle,

Illuminée ou excentrique,

Je ne retiens pas mes paroles :

Quand je vous aime, je l'indique !

 

coeur

 

 


 

je suis quelqu'un d'entier, que j'aime quelqu'un ou pas, cela se sait mais je suis obligée parfois de nuancer mes propos et je me sens frustrée. Voici donc un poème pour ces quelques personnes que j'affectionne tout particulièrement. Une seule d'entre elles l'a lu.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 07:35

 

 

 

Il y a tant de choses que j'aimerais dire,

Mais aujourd'hui les mots ne veulent pas sortir,

Car comment pourrais-je bien décemment écrire

Sur cette âme nouveau-né qui vient de partir ?

 

Ma plume, à l'instar de mon âme, s'est figée,

Saisie par la terrible nouvelle annoncée,

Et incapable cette fois de s'exprimer,

Tant elle a été profondément affectée.

 

C'est par pudeur que je lui offre mon silence,

Afin de respecter sa douleur, sa souffrance,

D'avoir à supporter l'inconcevable absence

De sa fille qui s'est éteinte à la naissance.

 

index-copie-1

 

Hier j'ai appris que ma collègue sur le point d'accoucher venait de perdre son bébé d' un arrêt cardiaque in utero. J'ai eu du mal à trouver le sommeil.

 

 

 

 


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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 07:30

 


 

Le gravier qui crisse sous mes pas,

Une odeur de pin dans les airs,

Autour de moi un champs de croix

Et le chuchotis des vielles pierres.

 

Des histoires murmurées tout bas

Qu'accompagnent quelques prières

Qui résonnent toujours ici-bas

A la mémoire des êtres chers.

 

Le silence règne autour de moi,

J'écoute la vie du cimetière,

Susurrée par des vierges en bois,

Colportée par la brise légère.

 

Dans un coin gisent quelques gravats,

Réminiscences des morts d'hier,

De ceux qui vécurent autrefois,

Mais dont l'âme n'habite plus ces pierres.

 

Quelques stèles fleuries, ça et là,

Exhalent l'odeur des roses trémières,

Altèrent la nature de l'endroit

Et colorent un peu l'atmosphère.

 

Des fleurs et des mots maladroits,

Laissés en hommage à un tiers,

Pour dire l'absence et le froid,

Les larmes versées dans la poussière.

 

Et les statues au regard las,

Le buste haut, la mine altière,

Témoins de tout ce désarroi,

Veillent sans fin sur le cimetière...

 

 

cimetière loyasse

 

Ecrit au coeur du cimetière de Loyasse, à Lyon, sur les pentes de Fourvière, l'été dernier.

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 08:00

 

 

Quelle étrange impression,

De se voir mise à nue,

Par un sombre inconnu,

Un auteur qui a su,

Sans m'avoir jamais vue,

Dévoiler mon vécu,

Mes pensées saugrenues,

Mes idées malvenues.

 

Quelle étrange impression,

Que de voir en reflet,

Mes rêves oubliés,

Mes émois dérobés ,

Et mon jardin secret

Tout à coup révélés,

Dans ces pages froissées,

Par mes mains qui tremblaient.

 

Quelle étrange impression,

D'être ainsi découverte,

Exposée, presqu'offerte,

Comme on dit : je suis verte !

Les couleurs me désertent,

Mon égo reste inerte,

Et les sens en alerte,

Mes neurones dissertent.

 

Quelle étrange impression,

De se voir mise à nue,

Par un sombre inconnu,

Dans ces pages froissées,

Par mes mains qui tremblaient

D'être ainsi découverte,

Exposée, presqu'offerte...

 

livre-photo-04

 

Il y a quelques semaines de cela, j'ai lu un livre qui m'a mise vraiment mal à l'aise tant j'ai eu l'impression d'y voir mon reflet intérieur...

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 10:30

 

 

Il suffit parfois d'un petit rien

Pour que la journée commence bien,

Un rayon de soleil, un sourire,

Et une attention qui fait plaisir.

 

Il suffit parfois tout simplement

De savoir apprécier ces instants,

Pour sentir battre son cœur plus fort

Et un rayon de bonheur éclore,

 

Il suffit parfois d'un petit mot,

D'un geste simple, un petit cadeau,

Pour voir la vie sous un nouveau jour

Et se découvrir un brin d'humour.

 

Il y a mille petits bonheurs

Qui sont comme autant de belles fleurs,

Il suffit d'inhaler leur parfum

Pour se redécouvrir de l'entrain.

 

bulles savon

 

Ce matin, une personne que j'apprécie m'a gentiment offert un collier (j'adore ça, j'en ai des dizaines et des dizaines qui envahissent la salle de bain). le geste m'a beaucoup touchée, un poème est né :-)

 

 

 


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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 07:30

 

 

 

Les adieux sont toujours difficiles,

Et les mots bien souvent malhabiles,

A exprimer l'immense douleur,

Qui s'insinue soudain dans le cœur

Lorsqu'un être proche s'éteint,

Comme jeudi au petit matin.

 

Tous ici vous pleurez une mère,

Une tante, soeur ou bien grand-mère.

N'est-ce pas un merveilleux hommage,

D'accompagner son dernier voyage

En lui témoignant tout votre amour,

Et votre tendresse ici, ce jour ?

 

Souvenez-vous de ce qu'elle fût,

Une femme certes un peu têtue,

Mais qui, pour garder sa liberté

N'a pas hésité à tout quitter,

Pour reconstruire sa vie ailleurs,

Afin de vous offrir le meilleur.

 

Gardez en tête les bons moments,

Ceux qui réchauffent avec le temps,

Ceux qui nous tirent quelques sourires

Ceux que l'on évoque avec plaisir,

Et n'oubliez pas que son histoire

Perdurera dans vos mémoires.

 

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Un texte que j'ai écrit dans la nuit de Jeudi à vendredi, après avoir appris le décès de la grand-mère de mon ami, que l'on incinère aujourd'hui.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 12:59

 

index

 

 

J'aimais tellement vous serrer contre mon cœur,

Et vous bercer pour apaiser vos pleurs.

Je vous parlais durant de longues heures,

De petits riens et de mille douceurs,

Le regard plongé dans vos yeux rieurs,

Savourant chaque instant de ce tendre bonheur.

 

Je me souviens de votre sourire édenté,

De votre peau douce et si parfumée,

Que je couvrais de milliers de baisers.

Des 1ers mots, babillage sucré,

De ces « mamans » fièrement prononcés,

Et qui m'insufflaient une joie insoupçonnée.

 

Je garde en tête vos premiers pas titubant,

Et mes larmes versées discrètement,

Qui traduisent bien mal ce sentiment,

Cet amour incroyablement puissant,

Qui unit une mère à ses enfants,

Et qui continue de grandir au fil du temps.

 

Vous cessez trop vite d'être des enfançons,

Pour devenir de petits polissons,

Des ados qui cherchent le grand frisson,

Que j'aimerais, le temps d'une chanson,

Voir redevenir tendres nourrissons,

Que je pourrais câliner sans plus de façon.

 

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