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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 07:00

 

 

Ce matin un soleil timide

Est venu frapper au carreau,

Illuminant la salle vide

Qui avait été son bureau.

 

Figée au seuil de cette pièce,

Je contemple son souvenir,

Quelques bribes que je rapièce,

L'écho fugace de son rire.

 

Je me souviens avec tendresse

De ses yeux doux, de son regard,

Et de cette délicatesse

Qu'il témoignait à mon égard.

 

En cet instant je suis heureuse,

Je m'imagine à son côté,

Présence tendre et chaleureuse

Dont j'admirais la dignité.

 

 

piece-vide.jpg


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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 07:00

 

 

La Lune luisait d'un éclat féroce,

Déchirant la nuit et l'obscurité,

Ravivant le jour de façon précoce,

Donnant à ce lieu sa froide beauté.

 

Lorsque j'arrivais aux abords du lac,

J'entrevis soudain une silhouette,

Elle était penchée sur un curieux sac

Dont elle extirpa une soie violette.

 

La curiosité me fit ralentir,

Et je m'adossais contre un arbre mort,

je voulais savoir, avant de partir,

Ce qu'elle berçait tout contre son corps.

 

Je n'aurais su dire avec certitude

Ce que j'éprouvais à ce moment là,

J'étais fascinée par son attitude,

Sa fragilité, son étrange aura.

 

Ôtant le tissu d'un geste précis,

Je la vis sortir un petit violon,

Un bel instrument au bois bien poli

Dont la couleur miel tirait sur le blond.

 

Je fermais les yeux, saisie d'émotion,

Lorsque s'éleva une triste plainte,

Et je contemplais cette apparition,

Qui interprétait sa propre complainte.

 

J'étais envoûtée par la mélodie,

Le rythme traînant et les notes claires,

J'étais déchirée par cet air exquis,

Par cette musique extraordinaire.

 

Je suis restée là, pressée contre l'arbre

Perdant la notion du temps qui passait,

Je m'apparentais aux statues de marbre,

Sculptées dans le roc, figées à jamais.

 

Quand l'aube a pointé, le violon s'est tu,

Provoquant l'envol de quelques oiseaux,

Emportant au loin cet air inconnu,

Cette mélopée, sa légion de maux.

 

Le jour a rompu le charme puissant

Que la musicienne avait su tisser,

Mais ce matin là en s'en retournant,

Elle m'adressa un signe discret.

 

violon-noir

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 09:41

 

 

La tête ailleurs, mâchouillant mon stylo,
Je réfléchis aux consignes du maître,
L'inspiration, aujourd'hui fait défaut,
Dans mon esprit, tous les mots s'enchevêtrent.



La poésie, même écrite en vers libres,
Doit respecter quelques règles de base,
Une élision, pour garder l'équilibre,
Ou un accent, bien placé dans la phrase.



Le professeur s'est armé de patience,
De mes erreurs, il construit ses leçons.
Au fil du temps je progresse en confiance,
Je rectifie, j'acquiers d'autres façons.



Sur ses conseils, j'améliore ma plume,
Je prends plaisir à écrire des rimes,
Parfois bien sûr, j'évolue dans la brume,
Mais c'est ainsi que l'on atteint les cimes.

 


 

3595-ecrire.jpg

 

Un merci tout particulier à Alain, à qui ce texte est dédié, pour avoir la gentillesse de me conseiller et de m'expliquer 2 ou 3 choses :-)

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 07:00

 

 

J'aurais parfois besoin d'écrire

Pour refermer certaines portes,

Pour confiner tous ces soupirs,

Pareils à mille feuilles mortes,

Et que j'entends trop souvent bruire

Pour que le son me réconforte.

 

J'aurais parfois besoin de dire

L'obscurité qui me terrasse,

Que je ne sais pas circonscrire

Et qui fissure ma cuirasse,

Qui empoisonne mes sourires

Et qui me rend si peu loquace.

 

Mais trop souvent les mots flétrissent,

Faute d'entrain et de lumière,

Avant que la plume n'esquisse

Cette danse si singulière

Qui réexpédie en coulisses

Ces ombres par trop familières.

 

Tom-Weber-Waves-of-Silence-II-142688.jpg

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 07:00

 

 

 

La pudeur m'empêchera de vous dire

Ce que je me permets de vous écrire,

Quelques mots simples qui devraient suffire

A témoigner de l'immense plaisir,

Que je cache derrière mes sourires,

A voir votre bonheur s'épanouir.

 

Votre histoire ne fait que commencer :

Contrairement à ces contes de fées

Qui se concluent toujours par un baiser,

Le plus beau reste encore à inventer,

Il y a tant de possibilités,

Tant de chemins à emprunter...

 

Je vous souhaite le plus grand bonheur,

Une vie pleine d'espoir, de douceur,

Et vous offre ces mots comme des fleurs

Dont j'ai choisi les plus belles couleurs,

En les imprégnant de mille senteurs

Qui s'accorderont à l'union de vos coeurs,

 

bonheur.jpg

 

Voilà le texte que j'ai écrit pour le mariage de mon beau-frère et ma belle-soeur et que je leur ai offert.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 07:00

 

 

Au milieu des visages fermés, elles chantent

Au milieu de l'indifférence, méfiante

L'enfant fait passer la sébile, fuyante

Tandis que sa mère la regarde, absente.

 

Leur chant, une sinistre plainte, lancinante

Qui raconte la honte, sensation cuisante

De tendre la main, d'être des mendiantes

De ne pas compter, d'être insignifiantes.

 

Des mots qui pleurent, symphonie malfaisante

Paroles butées, harmonie dissonante

Expriment la peine, la blessure humiliante

D'en être là, de cette vie affligeante.

 

Leurs têtes baissée en disent long, éloquentes

Leurs bouches pincées, silencieuses, accablantes

Leurs mains serrées en un poing, blêmissantes

Et dans ma tête leurs regards, qui me hantent.

 

 

c0810

 

Un texte que je choisis de faire remonter, parce que j'en croise tous les jours de ces chanteuses et autres mendiants et parce que la même quastion me vient à chaque fois : que retiendront-ils de la vie tous ces gosses ? Quel genre d'Homme devienront-ils ? Des interrogations que j'avais posées dans "c'est ça la vie ?" mais qui me hantent régulièrement !

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 08:00

Pour la communauté "Croqueurs de mots"

Défi n°59 proposé par Jill Bill

 

 

 

Souvenirs de vacances

 

 

Les yeux fixés sur l'horloge de notre classe,

je rêvais déjà de ces deux mois à venir,

De liberté, de farniente et de grands espaces,

Qui me tiraient souvent quelqu'impatients soupirs.

 

Quand la cloche tant attendue avait sonné,

L'imagination magnifiait la délivrance,

Et dans la voiture familiale bondée,

Je chantais « en route pour les grandes vacances ! »

 

Je me souviens d'un été en particulier,

Accompagnée de ma soeur et de ma cousine,

Loin des pupitres en bois et de nos cahiers,

Nous avions l'impression d'être des héroïnes !

 

Nous passions nos journées à jouer sur la plage,

A nous éclabousser, à courir, à nager,

Parfois même nous nous inventions un langage,

Commun aux princesses d'un royaume éloigné.

 

Nous nous endormions la tête pleine d'étoiles,

Peuplée de mille rêves audacieux.

Sous le ciel de nos nuits, nous hissions la grand voile,

En route vers de nouveaux mondes mystérieux.

 

Il me reste en mémoire de sacrés fou-rires,

Des images que j'aime à me remémorer,

Elles font partie de mes plus beaux souvenirs,

De ceux que l'on raconte en riant aux veillées.

 

plage enfants

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 14:47

 

 

Du petit je ne voyais que les yeux :

Deux perles noires que rien n'habitait,

Le regard morne et trop silencieux,

De celui qui s'est déjà résigné.

 

La mère avançait d'un pas traînant,

Les yeux baissés sur la route sale,

La main tendue, en quête d'argent,

Serrant contre elle l'enfant trop pâle.

 

Dans leurs prunelles, le feu s'est éteint,

Recouvrant de cendre tous leurs espoirs.

Comment croire en de meilleurs lendemains

Quand l'horizon se résume au trottoir ?

 

Et notre insolente indifférence,

Parsemée de franche hostilité,

Est un affront à leur existence,

Une insulte à leur humanité.

 

Que retiendront-ils, tous ces petits,

Brinqueballés, accrochés à leur mère ?

Que retiendront-ils vraiment de la vie,

Eux qui ont déjà appris à se taire ?

 

misere.jpg

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 09:19

 

 

 

Sans un regard il est parti

S'en est allé vivre sa vie

Loin de ce monde un peu trop gris

Loin de ces gens, de leur mépris.


Il paie les fautes de ses aînés

Sans bien savoir ce qu'ils ont fait

Mais c'est sur lui qu'on fait peser

leurs vilénies et leurs méfaits.


Il part sans rien, main dans les poches

Loin de la ville et des reproches

Pour seul bagage une sacoche

Pour seul trésor ses vieilles galoches.


Regards en coin, inquisiteurs

Suivent son départ, accusateurs

Mais il n'est pas un déserteur

Il rêve seulement d'une vie meilleure.


Chemin faisant il prend conscience

Que chaque coup et médisance

Stigmatisaient leur impuissance

A assumer leurs négligences.


L'enfant de rien, du déshonneur

Ne veut plus vivre dans la peur

Ni dans l'attente de jours meilleurs

Alors il part loin des rancoeurs.


Il apprendra à être quelqu'un

A surmonter ces jours lointains

Où il était juste un pantin

A l'avenir plus qu'incertain.


Il deviendra un homme solide

Protégera les plus candides.

Les fils de rien, les apatrides

Ont désormais un nouveau guide.

 

enfant

Voilà un poème écrit il y a quelques temps mais que je fais remonter. Il doit faire trop chaud pour ma plume, qui refuse de se mettre au travail !

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 09:21

 

 

La chambre baigne dans une semi-pénombre,

Prêtant aux coins une sinistre profondeur

D'où semblent émaner quelqu'inquiétantes ombres

Qui se répandent sur les murs de la demeure.

 

 

Leurs tentacules froids sinuent le long des plinthes,

A la recherche du moindre rai de lumière

Aussitôt étouffé par la mortelle étreinte

De la bête silencieuse et meurtrière.

 

 

Peu à peu les ténèbres gagnent du terrain,

Le silence, imperceptiblement, s'épaissit,

Et le froid, insidieux, distille son venin,

Faisant frissonner la maisonnette endormie.

 

 

Les ombres s'en retournent alors à la chambre,

Glissant sur les draps qui recouvrent le dormeur,

Et s'enroulent prestemment autour de ses membres

En s'insinuant dans la tête du rêveur...

 

tentacules

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