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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 10:16

 

 

Je réapprends, non pas à vivre,

Mais à me fondre dans la foule,

Pour seule amie l'encre qui coule,

Jusqu'à me rendre parfois ivre.

 

Ivre de mots, de ressentis,

Que je ne dompte pas toujours,

Après lesquels souvent je cours,

Pour m'affranchir de leurs ennuis.

 

J'ai oublié comment parler,

J'ai retrouvé comment écrire,

Mon seul moyen de  pouvoir dire

Ce que je ne peux partager.

 

Mes peines et mes quelques joies,

Je les confie à l'encrier,

Car à qui d'autre les crier

Quand le silence se fait roi ?

 

Je réapprends, non pas à rire,

Mais à cacher mon agonie :

L'expression lisse et bien polie

Quand il le faut même un sourire.

 

En m'astreignant au fil du temps,

A répéter mon nouveau rôle,

Viendra un jour un peu plus drôle

Où je rirai même en dedans !

 

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Un écrit de nuit...

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 22:35

 

 

Il m'arrive parfois de rencontrer des gens

Dont la simple présence est un soulagement.

Sans bien savoir pourquoi, sans qu'ils en soient conscients,

Je me sens apaisée, leur contact me détend.

 

Cet après-midi là, au milieu d'une étable,

L'air ambiant m'a paru un peu plus respirable,

Quand le maître des lieux, tout d'abord introuvable,

Nous a tous accueillis de son sourire affable.

 

Je n'ai pas entendu ce qu'il nous expliquait :

Profitant du moment, de ce curieux bienfait,

J'ai reculé d'un pas, me suis mise en retrait,

Pour savourer l'instant, tant irréel qu'abstrait !

 

Cela peut vous paraître un peu saugrenu,

Qu'un parfait étranger, un banal inconnu,

Détienne ce pouvoir plutôt inattendu,

D'atténuer mes maux, surtout à mon insu.

 

Il semblait si serein, en phase avec lui-même,

Une force tranquille, une précieuse gemme,

Que j'ai eu l'impression d'apparaître moins blême,

De puiser du courage à la source suprême...

 

 

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Hier, avec mes enfants, nous avons rencontré un fermier/vigneron aux environs de Lyon et j'ai eu l'impression qu'à côté de lui, le temps passait différemment. C'est comme si sa seule présence avait ouvert une parenthèse, laissant dehors tous les soucis. L'impression fut étrange. Il dégageait quelque chose de puissant cet homme là, de précieux :-) Dommage qu'on ne puisse pas mettre en bouteille ces moments-là pour pouvoir se shooter avec quand le besoin s'en fait sentir.

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 08:00

Défi proposé par la communauté Croqueurs de mots, sur le blog d'Emma : http://poesienne.over-blog.com/

Merci à elle :-)

 

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Visiteurs des étoiles

 

     La porte de notre capsule s'ouvrit en sifflant. Nous étions 8, venus en éclaireurs fouler cette Terre que nous observions depuis si longtemps. Nous savions l'air respirable mais nous frémîmes lorsque nous en sentîmes le saveur douce et légère caresser nos voies respiratoires. Cet arôme, puissant, nouveau, grisant était aussi prometteur que tout ce que nous nous étions toujours imaginés. Un instant, la tête nous tourna, comme si nous avions abusé du Nectar d'Etoiles que l'on nous avait servi à la table du Haut Dirigeant avant notre départ. Une bouffée de cet air, une seule, parvint en l'espace de quelques secondes à nous replonger dans l'état qui était le nôtre lorsque nous n'étions encore que des jeunes et que nous jouions à "on dirait que"; "on dirait qu'on atterrissait sur la Terre."

Le même frisson d'excitation se répandit dans nos corps et c'est d'un seul mouvement que nous posâmes ensemble le pied sur cette planète.

     Soudain, les sensations explosèrent toutes en même temps, se bousculant dans notre chair, notre esprit, nous électrisant de la pointe des pieds à la racine de nos cheveux argentés comme la Lune. Je crois même que nous oubliâmes de respirer durant cette fraction de seconde. Lorsque nous redevînmes suffisamment maîtres de nous-mêmes pour le faire, nous étions aussi abasourdis que si nous sortions d'un orage intersidéral, qui nous aurait secoué en tous sens.

 

     Non loin de nous se dressait une silhouette majestueuse que nous reconnûmes comme étant un arbre, un chêne plus précisément. La rumeur prédisait que notre nature nous permettrait d'entrer en contact avec le coeur de la planète par le simple biais d'un contact physique. Nous décidâmes de tenter l'expérience sur le chêne et nous en approchâmes avec déférence. Rapidement, il nous sembla percevoir un courant singulier circuler dans nos veines, une pulsation, de plus en plus forte, qui nous rendait avides d'apposer nos mains sur le tronc rugueux. Nous encerclâmes l'arbre et répondîmes à son appel.

     Ce que nous avions expérimenté au contact de l'herbe soyeuse sous la plante de nos pieds ne nous avait cependant pas préparés à cette nouvelle explosion de sensations. Nous ne saurions dire avec précision combien de temps nous restâmes ainsi en communion, subjugués, émerveillés par les richesses et les beautés que la Terre abritait et acceptait de partager si intimement avec nous, visiteurs des étoiles. Nous étions à peine remis de la déconnexion qu'un son discordant, tout proche, nous tira de notre torpeur. Nous fîmes volte-face d'un seul tenant. Il nous fallut un instant pour réaliser que nous étions en présence d'un Humain, un habitant de la Terre dont nous avions eu l'occasion de contempler quelques reproductions rapportées d'expéditions précédentes assez lointaines.

 

     Les histoires les plus folles couraient au sujet de cette espèce et une crainte primale, inculquée dès nos jeunes années, s'éveilla en nous. Nous y avions été préparés et réussîmes vite à reprendre nos esprits et à retrouver notre calme. Curieux, nous fîmes alors un pas dans sa direction.

    L'Humain ouvrit la bouche, sembla suffoquer, être sur le point d'émettre à nouveau ce son qui nous avait dérangé un peu plus tôt. Ses yeux, exhorbités même pour un Humain, reflétaient une peur aussi intense que celle qui se lisait dans les prunelles de nos jeunes lorsqu'ils se racontaient des contes et légendes de la Terre, tard dans la nuit, l'ombre de leurs visages renforcée par l'éclairage si particulier des Lumi-poussières pour jouer à s'effrayer. Le personnage s'écroula et resta inerte, à quelques pas de nous. Nous nous en approchâmes silencieusement et, après un long moment d'hésitation, nous résolûmes à toucher sa peau.

     Si nous avions apprécié le contact de l'arbre sous nos mains, il en fut autrement avec l'Homme qui avait perdu connaissance. Un hoquet collectif nous rejeta en arrière, rompant brutalement le contact avec l'être étendu à nos pieds. Nous nous éloignâmes prudemment de lui et regagnâmes notre capsule.

 

     Quelques minutes plus tard, dans le plus grand silence, nous faisions route vers notre propre planète, perdus dans notre réflexion bouillonnante d'où ressortait clairement une seule question : Comment une planète aussi belle, accueillante et si pleine de ressources avait-elle pu engendrer des êtres aussi irrespectueux et tolérer qu'une espèce pareille la colonise ?!

 

Les rumeurs étaient donc fondées. Comme le disent les Humains : Il n'y a pas de fumée sans feu...

 

 

 

Fin du journal de bord de l'expédition QP38-2011.

 

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 09:59

 

 

Dans quelques jours, nous fêterons Noël,

Déjà le monde est en effervescence,

Je n'aime pas ce joyeux rituel,

Tout sonne faux car tout n'est qu'apparence.

 

La bonne humeur, sourires affichés,

Cette empathie qui en devient mielleuse,

Le marathon pour les cadeaux branchés,

Tout me paraît d'une intention douteuse.

 

Depuis longtemps, je trouve malheureux

Qu'il faille attendre un jour aussi précis,

Pour être humain, pour être chaleureux,

Envers les siens et les plus démunis.

 

En une année, soit douze mois pleins,

On a le temps d'être vraiment sincère

Et d'être là pour ses contemporains,

Qu'ils soient heureux ou bien dans la misère.

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 13:30

 

 

 

Elle avait l'air sereine étendue dans ce pré,

A contempler les cieux parsemés de nuages,

A admirer le jour et ce ton mordoré

Qu'elle imaginait être un mystérieux passage,

Un aperçu d'ailleurs, un chemin dérobé

Vers un monde meilleur, vers quelqu'autre rivage.

 

Elle avait l'impression de se redécouvrir,

D'être enfin en osmose et de trouver sa place

Au sein d'un univers qu'elle aurait aimé fuir,

Délestée du fardeau de cette carapace,

Qu'elle endossait souvent, en courageux martyr

Pour éloigner ses soeurs de SON terrain de chasse.

 

Elle avait l'air paisible et empreint d'innocence

Lorsqu' on la découvrit étendue dans ce pré,

On l'aurait trouvé belle en d'autres circonstances,

N'eût été cette tâche imprégnant son corset,

Ou bien ces quelques mots, laissés en évidence

Sur un feuillet froissé entre ses doigts noués:

 

                            

                               Enfin, je vis....

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 00:01

 

 

Allongée dans le noir, le silence profond,

Elle attend sans espoir que vienne l'abandon,

Et comme chaque soir, fixera le plafond,

Comme on scrute un miroir, un coffre à double-fond,

Pour y apercevoir un nouvel horizon.

 

Mais dans l'obscurité, l'espérance est stérile,

Et l'esprit égaré sait qu'il est inutile,

Quand un coeur est blessé, quand une âme est fragile,

D'espérer s'égarer en un lieu moins hostile

Tant la réalité peut être difficile.

 

Le jour comme la nuit, elle attend patiemment,

Que s'égrène la vie, le passage du temps,

Que s'éveille une envie, au coeur un pincement,

Autre que le dépit, le désappointement,

La porte de sortie de son isolement.


 

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 23:04

 

 

Le silence s'est installé,

Comme un épais manteau de neige,

Dont l'irrésistible beauté

Abrite cependant un piège.

 

Son charme n'est qu'un guet-apens,

Sa quiétude n'est que mirage,

On ne l'apprend qu'à ses dépens,

Démuni, au cœur de l'orage.

 

Il emprisonne habilement

Les vestiges d'une existence,

Et isole solidement

Les graines de la renaissance.

 

Alors on se laisse abuser,

Par l'attrait presqu' hypnotique,

D'une fausse tranquillité,

D'une solitude authentique.

 

Le silence s'est déployé,

A pas de loup, sans crier gare,

S'y soustraire est bien malaisé,

Quand l'amitié se fait trop rare.


 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 15:36

 

 

 

Nous ne nous doutons pas que dans notre entourage,

Rôdent des prédateurs aux intentions biaisées,

Des requins dangereux à l'affût d'un naufrage,

Ne perdant pas de vue leurs proies désorientées.

 

Nous les croyons amis, nous leur faisons confiance,

Nous nous livrons à eux, presque les yeux fermés,

Alors que nous courons, sans en avoir conscience,

Dans leur gueule hérissée de crocs bien aiguisés.

 

Nous découvrons trop tard le fond de leur nature,

Impossible dès lors de penser s'échapper,

Tout en étant conscient de la vile imposture,

Nous ne parvenons pas à nous en dégager.

 

Ils ont si bien usé de leur charme toxique,

Que nous ne savons plus comment leur dire "non",

Ils ont su profiter d'un moment de panique,

Ils ont su exploiter notre faiblesse à fond.

 

Quand ils en ont fini, ils relâchent leur prise,

Et nous laisse sombrer sans l'ombre d'un remord,

Nous apprenons ainsi -amère est la surprise-

Que l'on ne peut compter sur le moindre renfort !

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:17

 

 

Je suis entrée là-bas, un peu par hasard,

Sans bien savoir comment, un soir de cafard,

Ce que j'y ai trouvé m'a donné envie

D'y revenir flâner avec bonhommie.

 

En franchissant ce seuil la première fois,

J'étais loin de penser que ce simple choix

Deviendrait un besoin, un petit plaisir,

Une bouffée d'air pur, un lieu à chérir.

 

C'est ici que je viens pour me ressourcer,

Me changer les idées, ou me motiver.

Nokomis a un don, un talent certain,

Qu'elle fait partager à tout un chacun.

 

A travers ses photos, son regard sensible,

Elle met en valeur, nous rend accessible,

La beauté du monde et de ces petits riens

Que nous ne percevons souvent pas très bien.

 

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Parce que le blog de Nokomis me touche depuis que je le connais, une petite dédicace pour elle. Toujours du mal à écrire, donc le résultat n'est pas des plus satisfaisant, mais ce sont ses photos, entre autre, qui me donnent parfois l'élan dont j'ai besoin, alors voilà !

le lien vers son blog : link

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 22:58

 

 

 

Toutes ces pièces autour d'elle,

Eparpillées dans le salon,

En une longue ribambelle

Lui font l'effet d'un lent poison.

 

Elle y perçoit, non sans malaise,

La projection de son esprit,

Aussi fragile que la braise,

Lambeaux épars d'un manuscrit.

 

Mille morceaux à reconstruire,

A rassembler, à combiner,

Pour une image à reproduire,

Un équilibre à restaurer.

 

D'une main lente et hésitante,

Elle relie chaque fragment,

Tissant la trame vacillante

D'un tout nouveau cheminement.

 

La tâche est longue et laborieuse,

Mais s'exécute sans penser,

La sensation est délicieuse,

Et lui permet de respirer...

 

 

index-copie-2


  Le premier texte que je parviens à écrire depuis 2 mois... Il ne fait pas partie des meilleurs, j'en suis consciente, mais il a le mérite d'exister. C'est un premier pas vers la réécriture, je l'espère.


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