Assise au bord du canapé
Je prends ma tête entre mes mains
Je voudrais tant ne plus penser
Pouvoir sourire aux lendemains
M'allonger là et oublier
Ne plus chanter le même refrain,
J'ai l'impression de n'être qu'une ombre
Glissant sans bruit dans le brouillard
Me déplaçant dans des rues sombres
Aussi discrète qu'un fuyard
Prenant prétexte de la pénombre
Pour échapper à tout regard.
J'ai l'impression d'être un fantôme
Pour qui le temps est éternel
Pour qui la vie n'a pas d'arôme
Un fantôme triste, atemporel
Na sachant pas parler l'idiome
D'un monde bien trop impersonnel,
J'ai l'impression d'être vagabonde
D'être toujours à contretemps
Cherchant ma place au sein du monde
Errant sans but au fil du temps
De ne pas être dans la ronde
Et c'est ainsi depuis longtemps.
Un texte écrit cet hiver alors que ça n'allait pas très fort. Des sensations qui m'habitent depuis tellement
longtemps que j'ai appris à vivre avec, mais qui font plus mal que d'habitude de temps à autre.
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