Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 14:46

j'ai bien écrit un texte pour l'occasion, deux en fait, un poème et un discours, mais je préfère partager avec vous un poème que l'on vient de me faire découvrir. La mise en page a été réalisée par Marie, alias Moume (sur oasis des artistes). je me permets de vous le livrer ici tel qu'elle me l'a envoyé tant je l'ai trouvé beau, et de circonstances. Merci Marie.

 

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Et une petite citation d'un ami, que j'ai trouvé tout aussi belle et vraie :  

"on reconnaît ses vrais amis et ceux qui comptent vraiment aux larmes que l'on verse quand on s'aperçoit de leur présence à nos côtés dans les moments difficiles." 

Par Magalune - Publié dans : Partage : poèmes d'autres auteurs qui me touchent - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 10:18

 

 

On m'a encouragée à partager des mots,

A composer un texte occultant cette lettre,

La gageure est ardue, les efforts colossaux

Pour trouver le moyen de penser à l'omettre.

 

Cependant je consens à admettre céans

Que cela me procure une grande allégresse,

Jongler avec les mots est de ces passe-temps

Que j'avoue adorer malgré ma maladresse.

 

Je ne peux pas prétendre à égaler Perec,

Dont le roman célèbre est devenu légende.

Je m'attèle à ces vers pour déjouer l'échec

Et savourer le Jeu dont je reste gourmande.

 

A penser autrement le temps d'un texte court,

On exhume des noms et quelqu'autres vocables

Dont on ne se sert pas forcément chaque jour,

Occultés par un terme un peu plus malléable.

 

Relever ce challenge est un réel bonheur,

Tantôt une épopée, une belle aventure,

Une chasse au trésor dont le plus grand honneur

Est d'être parvenue malgré tout à conclure.


 

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Merci Nina de m'avoir inspirée !

Par Magalune - Publié dans : poèmes - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 23:08

 

 

Du silence à l'oubli, il n'y a qu'un seul pas,

Se fondre dans la nuit comme on passe à trépas,

S'effacer dans l'ennui, balayer les gravas

D'une vie qui s'enfuit avec perte et fracas.

 

Le défilé des jours, un présent engourdi,

Comme un compte à rebours, un film au ralenti

Dépourvu des atours d'un scénario qui vit,

Sans issue de secours ni aucun raccourci.

 

La succession des nuits, un arrêt sur image,

La conscience asservie par l'ignoble héritage

Des souvenirs enfouis, douloureux bizuttage,

Et de ces nombreux cris dont on reste l'otage.

 

Du silence à l'oubli, la frontière est bien fine,

L'indifférence nuit autant qu'elle assassine,

C'est la mort de l'esprit, le coeur que l'on piétine,

C'est l'âme qui pâlit dans le jour qui décline.

 

 

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Par Magalune - Publié dans : poèmes - Communauté : écrire c'est hurler en silence
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 20:57

 

Sur le bord de la plage, au lever du soleil,
J'ai trouvé cette route imprimée dans le sable
Qui semblait inviter mon esprit à l'éveil,
M'indiquer un chemin jusque là introuvable.

Je n'ai pas hésité, j'ai saisi l'occasion
Et me suis engagée sur la trace éphémère,
Sans jamais m'étonner de cette décision,
Tant j'étais empressée d'en percer le mystère.

Qui n'a jamais rêvé de découvrir un jour
Une voie dérobée, une porte secrète,
Un passage oublié, l'aubaine d'un détour,
Un grand parcours flêché, le frisson d'une quête ?

J'ai cheminé longtemps au bord de l'océan,
A me remémorer quelques uns de mes rêves,
Lorsqu'une silhouette a stoppé mon élan
Alors que j'arrivais tout au bout de la grève.

Quand je l'ai reconnue, je suis restée sans voix,
Profondément troublée par notre ressemblance.
Elle m'a susurré que chacun de nos choix
Nous renvoie constamment face à notre conscience :

Pas de porte secrète ou de voie dérobée,
Nous sommes les auteurs de notre propre histoire.
Tout chemin parcouru, chaque route empruntée
Ne relèvent jamais d'un mode aléatoire.

 

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Ce texte est né d'un coup de coeur pour la photo de Nokomis, laquelle m'a gentiment autorisée à m'en servir pour illustrer ce texte. Vous trouverez le lien vers son blog ici :link

Merci à toi donc, d'être source d'inspiration

 

 

 

 

 

 

 

Par Magalune - Publié dans : poèmes - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 08:00

  le-defi

 

Pour ce nouveau défi, je fais remonter un texte que j'ai écrit il y a quelques années, pour un concours dont le thème était "Ego métaphorique". Il traduit assez bien qui je suis, cet écrit là est un vériatble morceau de moi-même, sans faux-semblant. C'est en tout cas qui j'étais jusqu'à il y a peu. Ecrire un autoportrait aujourd'hui aurait été trop lugubre

 

 

Au coeur de la maison ou dans un coin de la pièce, je suis avec envie la vie qui s'enfuit. Au rythme du balancier, pulsations de mon coeur, tout un monde s'agite, tant de mots qui s'ébruitent. A peine conscient de mon existence, tenue pour évidente, le monde avance en cadence, guidé par le doux ronronnement de ma discrète présence.


 

Les enfants se cachent en mon sein, voient en moi une alliée rassurante dont l' ombre enveloppante les apaise, tandis que les adultes me consultent machinalement, se demandant discrètement quels peuvent être mes sentiments. Je recueille les larmes, les rires et les confidences de tout un chacun, oreille attentive toujours là au moment opportun. J'habite le silence des inquiets, je remplis celui des angoissés, soulage enfin celui des âmes tourmentées. Pour ceux qui savent entendre, pour ceux qui peuvent comprendre, le rythme immuable de mon balancement est un baume sur les blessures, des paroles qui les rassurent. Imperturbable en apparence, j'accueille tous les espoirs, accompagne toutes les danses, fais de mon mieux pour alléger les souffrances.


 

Mais personne ne se doute que derrière cette composition, je suis pleine de contradictions. On voit en moi une force tranquille, beaucoup de gens me croient insensible. Pourtant je suis loin d'être épargnée par les tourments, mon coeur rate un battement, une minute se perd sur le cadran. Alors quand la douleur se fait trop forte, quand les mots et les maux se bousculent à ma porte, que le mécanisme montre des signes de faiblesses, que les aiguilles n'indiquent plus la bonne heure, on entend mon cri résonner dans toute la maison. Ce n'est pas l'heure que je vous indique, cette clameur qui retentit, c'est simplement le bruit de mon coeur meurtri.


 

montre gousset

Par laplumedemagalune.over-blog.com - Publié dans : prose - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Ecrire c'est...

« Il ne faut écrire qu'au moment où chaque fois que tu trempes ta plume dans l'encre, un morceau de ta chair reste dans l'encrier. »  

 

-Tolstoï-

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Toutes les photos utilisées sur ce blog sont prises au hasard sur internet. Si vous reconnaissez l'une des vôtres, n'hésitez pas à m'avertir si vous voulez que je la retire. je ne sais pas toujours quelles images sont libres de droit ou pas. Merci et bonne lecture !

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